samedi 29 septembre 2012

Harmonie et prospérité: mode d'emploi pour une société où la croissance économique n'est plus possible

Des couleurs et des toits
Chateau de La Rochepot en Bourgogne 
Au hasard des mes promenades sur Internet, j'avais mis de coté il y a un ou deux ans un livre dont j'avais trouvé le titre prometteur: "Prosperity without growth" par le professeur Tim Jackson (La prospérité sans croissance, sous titre "La transition vers une économie durable").

Ce matin j'ai commencé à le parcourir. 
Et j'ai découvert, un livre dont le sujet et le contenu m'ont enthousiasmé.
Comme cela a déjà été fait maintes fois avant, on y trouve, bien sûr, une analyse ce qui ne va pas dans notre monde orienté vers la croissance économique 
Mais on y trouve aussi une description des changements requis dans nos économies et une description d'un modèle macro-économique cohérent et stable pour un monde sans croissance économique.
Et - plus original encore - un inventaire des changements sociaux nécessaires pour ce monde sans croissance.
Donc en quelque sorte, une feuille de route pour évoluer de notre société "insoutenable" vers une société durable. Non seulement ce changement de société apparait nécessaire et inévitable mais il semble aussi être réalisable et possible.  

Faisant une recherche sur Internet, je m'aperçois que jugement sur l'intérêt de ce livre est amplement partagé. Il y a des centaines d'articles élogieux sur ce livre et souvent il n'est pas cité comme un livre à lire mais Le livre à lire. Ce qui renforce la crédibilité de ce qui est décrit c'est que l'auteur n'est pas un "doux rêveur". Le livre, publié en 2009, est issu des travaux d'une commission sur le gouvernement durable créee par le gouvernement britannique et Tim Jackson y était le commissaire en charge des questions économiques. 

Je vous en parlerai plus quand j'aurai fini de le lire (encore 100 pages en anglais à lire!). Mais à la lecture de l'introduction et du résumé j'ai déjà retrouvé deux des notions qui me sont chères et que j'avais eu l'occasion d'aborder dans deux billets précédents : 
Et ce que le professeur Tim Jackson appelle "Prospérité" ressemble étrangement, si je ne me trompe, à ce que j'ai de la peine à exprimer en concepts mais que j'ai désigné par le mot "Harmonie" dans ce blog.

Pour vous faire patienter, je vous propose une présentation que j'ai trouvé sur Internet et qui présente quelques idées force de ce livre
présentation prospérité sans croissance le livre en 10 minutes.
Voila, ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et retourner à vos occupations habituelles. Ciao, bonsoir.



mercredi 12 septembre 2012

Finances, Economie et Harmonie


Loin de la finance et des marchés
dans les iles Chausey

Deux chercheurs ont analysé par des méthodes statistiques les données d'une variété de pays. Des analyses statistiques ils ont conclu que la Finance permet le développement et la croissance mais seulement jusqu'à un certain niveau. Au delà d'une valeur des encours de crédit d’environ 90% du PIB, le développement de la Finance est contre productif. Cela correspondrait à des effectifs travaillant dans la finance de 3% mais pouvant être aussi faible que 1.3%. La plupart des pays développés sont bien supérieurs à une ou deux de ces valeurs.  http://www.la-fabrique.fr/Actualite/la-finsance-ennemie-de-la-croissance


Voila qui pourrait expliquer l'incohérence "apparente" entre

  • la théorie de l'efficacité des marchés d'après laquelle les marchés permettraient de distribuer de manière optimale les ressources - théorie qui ne serait valide que jusqu'à un certain niveau de développement de la finance -
  • et les tenants du "sus à la finance, responsable de tous les maux". 
Le développement de la finance et des marchés serait bon jusqu'à un certain niveau mais inefficace au delà.

Je dois dire que cette conclusion ne me choque pas: je pense que la finance et les marchés, moteur du libéralisme, sont très efficaces tant qu’ils restent reliés à l'économie réelle. Dès qu'ils deviennent trop "virtuels" par exemple avec les titrisations, le trading haute fréquence, etc. les actions de la Finance sont tellement déconnectés du monde réel qu'il n'y a aucune raison que la Finance et le marché soient efficaces pour le développement de l'économie.
Et les marchés deviennent si interdépendants, compliqués, volatiles et orientés à court terme qu'il est de plus en plus difficile pour les économistes et les politiques de comprendre et d'orienter l'Economie.

Tout cela ne me semble pas nous entraîner vers un monde d'harmonie et de sérénité!!!

Ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et reprendre une activité normale. Ciao, bonsoir.