samedi 22 octobre 2011

Tout sur tout...et réciproquement pour décider en harmonie

Billet écrit en 2011 : les bons écrits, c'est comme le bon vin : cela se bonifie avec l'âge !"

Plus de deux mois se sont écoulés depuis que j'ai rédigé mon dernier billet...J'ai, bien sûr pris les traditionnelles vacances de saison, mais ai aussi beaucoup lu pour me bâtir une opinion sur les nombreux sujets d'actualité - souvent qualifiés dans les média de crises - qui, forcément perturbent notre recherche d'harmonie. Pour ne citer que quelques uns de ces sujets: faut-il poursuivre le nucléaire? Faut-il "démondialiser"? Comment imaginer l'Europe et l'euro de demain? Comment gérer un monde dont la croissance ralentit? Que devrait être un système éducatif performant? Quelles mesures pour réduire les dettes souveraines? ..



Comme vous le voyez, ce sont de vastes sujets qui sont au menu de beaucoup de politiques et d'économistes et je n'ai pas la prétention de trouver le début de commencement d'une solution au moindre de ces problèmes.
Néanmoins je pense que chacun devrait essayer de se forger une opinion sur ces sujets. Se forger une opinion et avoir des convictions sur ces sujets, ce n'est pas suivre aveuglément ce que dit tel parti, telle association ou telle personne, ce qui serait de l'idéologie et résulte souvent en intégrisme et intolérance. C'est réfléchir, d'abord à partir de l'analyse de faits et de données, et ensuite arriver à des conclusions sur notre position sur le sujet en fonction de notre personnalité, nos sentiment et nos croyances profondes.
C'est avoir une opinion sur tous ces sujets qui conditionnent notre environnement et notre vie et quand on le peut permet à chacun, à son niveau et suivant ses possibilités, d'orienter et d'influencer en conséquence le chemin pris par la collectivité. (N'est ce pas une démarche qui devrait être normale pour les citoyens dans une démocratie?)

Une des vertus cardinales d'un politique d'après moi est d'agir suivant cette démarche: se bâtir des opinions et convictions fermes, basées sur une analyse personnelle des faits et prendre des décisions en conséquence au moment où il le faut. Cette démarche, en fait n'est autre que celle exigée des jurés d'un tribunal d'assise qui doivent se bâtir leur intime conviction à partir des éléments présentés pendant le procès. Si ce politique est honnête intellectuellement il devrait même être capable (peu souvent si possible) de s'apercevoir qu'il s'est trompé sur tel ou tel sujet, changer en conséquence ses convictions et infléchir ses décisions. Le bons sens, qui n'est pas toujours idiot, ne dit-il pas d'ailleurs "Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis" et il introduit de plus de la mesure dans le changement en incitant à "ne pas agir comme une girouette".

J'ai dit "prendre une décision au moment où il le faut". Je pense que cette phrase est lourde de sens et mérite qu'on s'y attarde un peu.
Il y a un certain nombre de citations que j'aime et qui guident mes actions. L'une est "Mieux vaut une mauvaise décision que pas de décision du tout". L'absence de décision - quand il faudrait en prendre une - est, dans mon expérience toujours la plus mauvaise décision qui puisse être prise.
Est ce vraiment raisonnable de n'avoir commencé à prendre des actions pour le financement des retraites que maintenant alors que le problème est connu depuis plus de vingt ans?
Est ce sensé d'avoir une crise de la dette grecque maintenant alors que tous les experts sont d'accord pour dire que si le problème avait réellement été traité il y a un an quand il est apparu, la "curée" sur la Gréce et sur l'euro aurait sans doute pu être évitée?  

Je sais, il y a l'éternel optimisme sur des lendemains qui chantent, le souhait de ne pas troubler l'opinion publique et de se faire réélire, l'habitude d'agir suivant des stéréotypes ou la "ligne du parti" et de ne pas prendre le temps d'examiner les faits pour se faire son opinion, etc.

Dans l'industrie où je travaillais nous essayions d'éviter les "firefighting", c'est à dire les situations de crises où pressé par les évènements nous n'avions plus le temps de réfléchir mais devions parer au plus pressé. Pour ce faire nous essayions d'anticiper les menaces et les risques et de mettre en place des mesures préventives pour traiter les menaces et éviter que les risques ne se matérialisent. Cela ne réussissait pas toujours mais au moins cela permettait de "limiter" les dégâts".
Dans ce domaine; je ne peux m'empêcher d'admirer les Allemands qui ont reformé et consolidé leur économie en pleine période de croissance alors que rien ne les y obligeait.

Une autre phrase que j'aime beaucoup est "The exact synonym of consensus is mediocrity" (Le vrai synonyme de consensus est: médiocrité"). Et vous serez surpris d'apprendre que l'auteur de cette pensée n'est pas un affreux dictateur ou un "capitaliste avide", mais celui qui présidait aux destinées de HOPE, une des grandes associations caritatives aux USA. Une fois encore, cela a à voir avec la manière de prendre des décisions. Cette citation est cohérente et renforce le fait bien connu en management que des collectivités d'individus arrivent souvent à des décisions absurdes quand ces décisions sont élaborées pour ne mécontenter personne (et à la fin, la décision est absurde car aucun des individus n'aurait pris cette décision s'il avait du le faire à titre personnel et individuel)

Comme vous avez pu le constater en lisant ce qui précède, le titre de ce billet est parfaitement justifié. C'est promis, dans le prochain billet je commencerai à évoquer quelques conclusions auxquelles je suis arrivé après mes lectures de cet été et qui m'ont aidé à bâtir ou consolider des convictions sur les moyens d'aller vers un monde plus harmonieux.

Ce sera tout pour aujourd'hui. vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et reprendre vos activités habituelles. Ciao, bonsoir.